Point sur les marchés – juillet/août 2019

3 septembre 2019

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Que s’est il passé sur les marchés pendant les 2 mois de l’été, propices à la volatilité en pleine saison des résultats du Q2 ? A priori, pas grand-chose au regard du CAC ou du Dow Jones quasi stables en juillet et août. Et pourtant, les marchés n’ont pas été un long fleuve tranquille avec début août une relance de la guerre commerciale avec la Chine menée par Mr Trump et une réplique immédiate de la Chine, par la mise en place de droits de douane et un affaiblissement du Yuan, qui a fait chuté les indices de plus de 5% début août. Le reste de l’actualité politique n’était guère mieux orienté avec les risques d’un Brexit sans accord de plus en plus importants et l’éclatement de la coalition Salvini/ Di Maio en Italie, sans parler des évènements à Hong Kong. La résistance des marchés d’actions est impressionnante face à ces mauvaises nouvelles d’autant que les données en provenance du marché obligataire auraient dû envoyer des signaux a priori très négatifs.

En effet les taux souverains ont continué leur chute pour arriver pour les européens en territoire totalement inconnu. Ils pricent normalement une récession avec l’inversion de la courbe 2ans / 10 ans aux Etats Unis, la baisse marquée du 10 ans US en dessous de 1.50% et surtout les taux allemands négatifs jusqu’au 30 ans ! Même le 10 ans italien est en dessous de 1% (il était au-dessus de 3% il y a 6 mois). Mais comme plus rien n’est normal, peut-être faut-il aller du côté des banques centrales pour comprendre cette anomalie.

Même si J. powell, le président de la Fed a légèrement déçu le marché fin juillet par une « petite » baisse de 0.25% des Fed funds, le discours redevenu très accommodant de toutes les banques centrales expliquent certainement la résistance des actions (le FED et BCE put) et la baisse des rendements (hyperliquidité).

Cruel dilemme entre d’un côté un marché obligataire qui semble broyer du noir reflétant des risques récessifs et le marché actions euphorique depuis que J. Powell et M. Draghi ont annoncé leur changement de politique monétaire. Finalement seules les Banques centrales comptent (et un peu Mr Trump) quand bien même elles n’ont pas démontré l’efficacité de leur politique comme la japonaise ou l’européenne. Le marché peut continuer sa marche en avant, la prime de risque est très élevée avec des actions offrant un rendement de 3% et des obligations à rendements négatifs.

Enfin l’or a poursuivi sa hausse au-dessus de 1500 $ l’once et l’euro est repassé en dessous de 1.10 $.