Point sur les marchés – Décembre 2023

24 janvier 2024

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I. Point sur les marchés

La hausse continue en décembre et aucun évènement marquant n’est venu arrêter cette marche en avant et ce très beau rallye de fin d’année débuté en novembre. Les tensions internationales sont toujours aussi intenses mais le marché ne les voit pas. Pourtant l’effet des attaques en mer Rouge sur le transport maritime n’est pas neutre. Les chiffres économiques étaient cohérents avec les mois précédents sur l’inflation toujours en baisse, les créations d’emploi aux US toujours bonnes, la croissance toujours faible en Europe et meilleure aux USA. Côté Banques Centrales, comme on s’y attendait, la FED n’a pas bougé ses taux avec des commentaires dovish laissant entrevoir plusieurs baisses de taux en 2024 et la BCE a été sur la même longueur d’onde malgré une inflation plus élevée. Côté valeurs, peu d’annonces si ce n’est quelques messages prudents de Nike (profit warning) ou Dollar général sur la consommation et plus d’enthousiasme dans la techno avec Broadcom qui a finalement mis la main sur WM Ware ou Accenture qui a dégagé de bons résultats.
Dans ce contexte peu volatil sur les données, le marché est resté concentré sur les banques centrales et les perspectives de baisse de taux des BC. Le 10 ans US est repassé en dessous de 4 % à 3.87% en baisse de 46 Bp. Et le Bund en dessous de 2 %. Le CAC monte encore de 3.18%, le SP gagne 4.42%. Seul le Nikkei stagne plombé par la hausse du yen. Le $ reperd 1.25% et l’or reste au-dessus de 2000 $ à 2071 $ en hausse de 2% tandis que le pétrole reperd 3% à 78 $ sur le Brent.

II Perspectives

Trop vite, trop haut. Le marché a anticipé le scénario rose de 6 baisses de taux en 2024, portant les taux US à 3.50% et les taux € à 2.50%. Cela nous semble beaucoup trop optimiste. L’inflation est à peu maîtrisé aux US mais certainement pas en Europe où elle devrait remonter à 4% mécaniquement. Le 10 ans allemand à 2% ne peut pas rester à ce niveau et il peut remonter à 2.5%. (ce qu’il a commencé à faire début 2024). Par ailleurs, le ralentissement économique va nécessairement comprimer les profits des sociétés.