Point sur les marchés – Novembre 2021

7 décembre 2021

| Newsletter

Jusqu’aux tout derniers jours du mois, tout allait bien. Certes, des “vents contraires” se manifestaient dans de nombreux domaines, mais les investisseurs souhaitant voir le verre à moitié plein pouvaient toujours trouver des arguments pour justifier leur optimisme. Sur le front du coronavirus, les chiffres officiels de nombreux pays développés témoignaient d’un redémarrage des contaminations, conduisant certains pays à remettre en place des restrictions plus contraignantes. Toutefois, les services de soins intensifs restaient loin de leur capacité maximale, et le scénario le plus consensuel prévoyait une poursuite de cette situation, le vaccin aidant à réduire la fréquence des cas graves. De plus, la publication par Pfizer de résultats cliniques partiels impressionnants pour son médicament contre le Covid a nettement renforcé les espoirs d’empêcher la maladie d’évoluer vers ses formes dangereuses. Les dysfonctionnements au sein des chaînes logistiques ont aussi été une source d’inquiétude.

Toutefois, si tout le monde semblait d’accord pour dire que le retour complet à la normale prendrait du temps, de nombreux dirigeants ont affiché leur impression que le pire était passé, ce qui a également contribué à alléger les craintes d’inflation. Côté Fed, la décision de la Maison Blanche de soutenir le président de la Réserve Fédérale, initialement nommé par Donald Trump, pour un nouveau mandat a été bien accueillie par les investisseurs, qui ont déjà l’habitude d’interpréter les messages de Jay Powell, et qui apprécient son positionnement plutôt accommodant. Côté géopolitique peu de messages négatifs en provenance de Chine ou de Russie. In fine, la majeure partie du mois s’est écoulée sous l’impression que l’économie allait trouver l’équilibre idéal dans lequel l’inflation et les problèmes d’approvisionnement pourraient se régler sans aucun effet négatif notable sur la croissance, les bénéfices et les taux d’intérêt.

Puis le vendredi 26 novembre, la perception a complètement changé quand il a été révélé qu’un nouveau variant nommé Omicron avait été détecté en Afrique du Sud. Compte-tenu de ses nombreuses mutations par rapport aux précédents virus du Covid et du peu de recul pour mesurer ses effets, les experts étaient toujours réticents à prédire la dangerosité du nouveau variant, ou si les vaccins et traitements existants allaient conserver leur efficacité. Le CAC finalement abandonne 1.60%, le S&P 0.80, l’EXS 50 baisse de 4% comme le Nikkei.   Le $ progresse encore de 2%, les taux 10 ans US reperdent 10 Bp à 1.50% et le pétrole s’effondre de 13%. L’or est stable proche des 1800 $ après avoir touché un pic de 1870$.